Si Origin'Hell ( l'un des groupes à avoir fait l'affiche avec les bretons de Corior, le groupe qu'on été voir certaines d'entre nous ce week-end ) veut se targuer d'être le groupe qui jouait lorsque Jean-Paul II est mort, il ne faudrait surtout pas oublier que Dani Filth n'a pas oublié de lui dédier "in tribute to John Paul the Second" le troisième titre de leur date supplémentaire du dimanche à l'Elysée Montmartre de Paris... vu que la veille, ce samedi 02 avril 2005 ( j'ai bien cru qu'ils allaient nous sucrer le film du premier samedi du mois sur Canal à voir du Jean-Paul partout
- et oui, parfois, le romantisme métallique du Ville Valo s'envole

), le groupe britannique du même Dani Filth entamait au même moment ( je parle toujours du décés du Pape ) son set parisien
En ce qui me concerne ce sera donc sur la date supplémentaire du dimanche 03 que j'aurais pu trouver place, quand une amie n'en aura pas trouvée et qu'à la caisse de l'entrée d'une salle "sobrement" occupée ( je n'ai jamais été aussi peinard à un concert de metal-extreme avec un espace libre de bien deux mètres autour de moi - et oui, je m'étais lavé : fais tout beau avec la tenue d'apparat

) se vendait encore des places pour 30€
Et ce sera avec une dizaine de minutes de retard et bien que j'ai trouvé une place où garer mon "tank" à une dizaine de mètres à coté ( en face du Trianon, quoi ! ), vu les embouteillages dominicaux, que je serais arrivé pour la première partie : Moonspell commençant pile-poil à l'heure dite de 19:30

Hésitant à envoyer ma lourde paire de NewRock dans le visage du pourtant sympathique badeau m'informant que Moonspell venait de commencer quand je lui répondais d'un "merci" amer en finissant de les enfiler ces "put***s de bottes de cosmonaute" (

).
Du porto aura coulé sous les ponts mais aussi les porches d'immeubles ( humour mal placé en référence aux origines portugaises du groupe

) depuis la dernière fois que j'aurais pu voir le groupe de Fernando Ribeiro ( je vous avais bien prévénu qu'ils sont portugais, pour ceux et celles qui ne connaissent pas ) au Dunois ( Paris XII ). Et de l'importance aura également pris ce quintet en signant aujourd'hui sur une major quand ce sera un ancien voisin, tourneur de ce groupe et d'autres, qui m'aura permis de les voir gracieusement en ce temps là.
Mais leur musique, imprégnée d'influences tirées d'un quelconque "paradis perdu" et autres réminiscences plus sombres, n'aura pu aller qu'en s'accroissant - tout comme leur français, toujours approximatif, mais très plaisant à entendre de la part d'un artiste étranger en tournée en France.
Des titres phares, comme ce "Mephisto" que j'ai pu bouffer par pelletée de douze à sa sortie, se joignant à d'autres titres qui n'auront pas laissé un public moindre ( la majorité étant resté à l'extérieur à attendre l'entrée en scène des Anglais de Cradle ) inexpressif : bonne ambiance, son de qualité et groupe au savoir-faire. On ne pourra regretter qu'une seule chose ; que Moonspell soit encore, hélàs, cantonner qu'à des premières parties - 50 minutes restant trop peu pour vraiment profiter de cette musique qui ne sent pas la morue, ni la valise en "cartonch'"...
Une bière, histoire de profiter de l'interlude. Et voir le serveur refuser de servir deux "branleurs" d'une douzaine d'années : et oui, il y aura eut quelques petits "z'enfants" au concert du "Berceau de la Pourriture" ce dimanche soir, même si la moyenne d'âge adolescentes pré-pubères public de Kyo devait se trouver dans les lieux la veille ( samedi ) - de source sûre : un collègue, fan de Cradle ayant aligné les deux dates...
Arrivera le moment tant attendu de certain(e)s lorsque replongeant dans le noir et plusieurs fois après que ce moine en robe de bure soit venu faire ses réglages de roadie une voix glutturale se sera élevée sur une salle de l'Elysée Montmartre qui m'aura réconciliée avec le ( nouveau ) public des concerts actuels : bien que se jouant d'une imagerie irrémédiablement qualifiée de gothique Cradle of Filth aura semblé beaucoup plus attirer des metalleux et metalleuses en ce dimanche soir. Le dimanche y étant peut-être pour quelque chose ? Y avait école le lendemain
Tandis que Dani ( qui, comme disait mon collègue, cède de plus en plus sa place d'elfe longiline du metal au gnome : comprendre que je n'ai jamais vu de tels abdos-kro' sous un tee-shirt en résilles bousiller l'image d'un chanteur autrefois charismatique, le petit père

) invictait une foule de ses sombres paroles et sa voix saturée par un son live qui ne rendra jamais "l'envolée" des versions studios des albums, m'offrant pogos et slams de qualités ( enfin de vrais sauts par dessus la foule ), Paul, James, Dave, Martin et Adrian ne pouvaient que faire trembler ses enceintes sous leurs coups de griffes sur les cordes de leurs guitares et basses et le déchainement des "peaux" des percussions. Leur fidèle rondelette choriste, la blonde à forte poitrine ( qu'est-ce que j'aurais pu croiser les doigts pour que cède un peu des noeuds de son décolleté gothique

) Sarah, se retrouvant, hélàs, en retrait dans le coin droit de la scène quand sa voix ne transparaissait guère dans ce son saturé des instruments qui couvrait déjà la voix ( principale ) de Dani. A noter que l'enregistrement "bootleg" de mon collègue n'est clair que pour Moonspell au son déjà plus différent des "cris et hurlements" des Anglais.
Sauvant, à mes yeux, le dernier concert d'une longue tournée européenne : la participation, de temps à autres, d'un danseur ( sous une forme de gargouille au départ ) mais surtout de sa cavalière d'acrobate, gargouille féminine au départ avant de revenir nous montrer ses prouesses au "grimpé" de corde puis en s'enroulant dans un rideau ( à l'horizontal et plusieurs mètres de hauteurs, dois-je préciser ) avant de copier le Jim Rose Circus, cirque trash ambulant, en venant faire des étincelles d'une scie sauteuse sur son torse ( et non au tour de ses lêvres - devinez lesquelles ? - comparé à l'artiste saltimbanque de la troupe de Jim Rose )
Enfin, même si je sais avoir vu des shows bien plus plaisant ( Rammstein pour n'en citer qu'un dernier - sur un budget différent - ou les Genitorturers à la Loco' pour rester dans le même registre musicale, scénique, "cul... turel" et budgétaire ), je ne pourrais pas nier que ce concert de Cradle of Filth et de Moonspell a été un agréable moment : une sortie parisienne comme je n'en avais pas fait depuis longtemps - avec tout le respect que je vous dois et en avouant que vous aussi, les Traffic ( on contracte par Traffic ou Jam, tiens ? ), vous savez mettre de l'ambiance... mais dans un autre genre.
Et j'en resterai là, au sujet de ce concert, sauf si quelqu'un voulait développer ( Steph ? )

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